T'aurais pris à coup sûr, ta bagnole, ta 3008, pour aller lui casser la gueule.
Je t'imagine, déjà, ah tu aurais rabâché, tu serais reparti pour un tour et tu n'aurais même plus pensé à ta prochaine chimio. Ça t'aurait donné un nouveau petit projet de faire la peau de ce petit goujat.
Toi qui aimais tant tout prévoir, ce qui bien entendu avait le dont de m'exaspérer...
Je te répondais souvent :" mais comment veux tu que je te réponde alors que je ne sais même pas ce que je vais faire dans 10 minutes!!!" Non mais franchement!
Tu ne m'as jamais dit, non tu ne l'as même pas fait, me dire à quel point, tu m'aimais.
Tu l'as montré mais ça m'arrangeait tellement de me dire que tu le faisais si mal.
Je pouvais te rendre responsable de mes multiples mauvais choix.
Mais je l'ai bien vu à maintes reprises que tu n'en revenais pas.
T'en revenais pas non d'avoir engendré un tel engin.
Je le savais que pour toi j'étais une reine, j'étais ta fille et tu m'aurais assuré un royaume digne de ce nom.
C'était pas vraiment dans tes projets, tout ce qui s'est passé.
Tu aurais été tellement en colère, tellement dévasté, toi qui haïssait tant l'infidélité.
T'aurais préféré crever que de tromper un jour ta femme, et on sait bien pourquoi.
Un jour, la meilleure amie de maman m'a dit que des hommes comme toi c'était tellement rare et je lui en ai tellement voulu de me dire ça.
Je lui en ai voulu, pourquoi? Parce que ça me renvoyait à mon propre échec, de n'avoir pas dégoté un tel oiseau. Certes bien pénible comme on en fait peu, parce que franchement il fallait te fader.
Mais ces valeurs, tes principes, j'aurais du ouvrir les yeux merde. Savoir qu'une vie de couple ne se résumait pas à être en pâmoison devant un physique d'apollon, et un QI supérieur à la moyenne, que la vie c'était pas ça.
La vie c'était boire un petit apéro en tête à tête, s'embrasser fougueusement après trente ans de mariage en rentrant du boulot, des dimanche matins a bricoler, le sourire du plombier bien en évidence, afin d'améliorer le quotidien de toute la maisonnée. Et gueuler parce qu'il y avait que ta fille qui savait bricoler avec toi dans cette foutue baraque, et surtout savoir qu'avec elle, tu risquais à tout moment de te prendre le tournevis dans la figure, alors bon, tu prenais des gants quand même.
Quand j'y pense, qu'est ce qu'on a pu se mettre.
On avait une relation sacrément passionnelle quand j'y repense, c'était vraiment je t'aime moi non plus. Mais maintenant que toi aussi tu t'es fait la malle, je me dis que c'était tellement drôle.
Drôle de toujours et toujours être en conflit l'un avec l'autre, mais envers et contre tout, ne pas pouvoir se passer de l'autre.
Tu te rappelles? Tu m'appelais tous les lundis! Si je décrochais, j'avais droit à un monologue de 25 minutes. Et si je ne décrochais pas, tu me laissais un message où tu disais qu'il fallait que je te rappelle le plus vite possible! Non seulement ça me faisait péter un câble parce que tu ne disais pas pourquoi, et parce que je savais très bien que tu voulais que je rappelle pour me prendre en otage avec ton monologue de 25 minutes. Mais je me faisais tout le temps avoir, au cas où...
Le conflit, la relation passionnelle...
C'est peut être ça finalement que j'ai reproduit, malgré moi avec lui.
Avec l'unique, la seule différence que lui n'est pas et ne sera jamais toi en fait.
Et que son amour n'est pas inconditionnel, oh loin de moi cette idée.
Il m'a aimée, papa, je t'assure. Mais pas de manière inconditionnelle non, et puis lorsque la passion s'est éteinte , au lieu de rechercher la complicité et l'assurance d'un foyer bien construit, il s'en est allé la chercher auprès d'une autre. Bien moins jolie, brillante et déterminée que moi, mais que veux tu?
Tu verrais, elle ne te plairait pas.
Je t'imagine me regarder d'un air démuni et désolé, me toiser par dessus tes petites lunettes et me dire des trucs que j'aurais certainement pas envie d'entendre. Des trucs chiants et dégradants pour lui que j'ai tant aimé, que j'ai tant adulé et mis sur un piédestal malgré toutes ses faiblesses.
Et j'aurais même l'audace de te répondre: " eh oh mollo, c'est quand même le père de tes petits fils".
Et là, forcément je me ferais de la peine à moi toute seule de continuer de le défendre alors qu'il indéfendable en définitif .
Mais qu'est ce que tu veux que je te dise? C'est viscéral...
Tu le sais oui, que quand je t'ai vu la dernière fois que tu étais bien, tu m'as dit dit que tu étais terriblement déçu. Je l'ai défendu envers et contre tout.
Quand tu m'as eue au téléphone en larmes, je t'ai dit " tu sais ce sont les hormones, papa, une femme enceinte est bourrée d'hormones , et je suis si fatiguée si tu savais".
Toi aussi, tu étais fatigué, mais tu ne le savais pas, mais tu ne sauras jamais.
Peut être même que devant tant de chagrin et d'incompréhension, tu fumerais une cigarette avec moi, toi qui avait arrêté sur un coup de tête.
T'aurais même été capable d'ouvrir une bouteille de champagne, peut être même que tu aurais balancé deux trois blagues de papa bien senties, qui m'auraient fait pleurer et rire en même temps.
Et j'aurais été rassurée de te savoir avec moi, parce que tu sais, pour maman c'est pas la joie tous les jours. Mais elle est forte, elle se bat sacrément bien, ah ça te couperait la chique ça. Toi qui lui étais
tellement indispensable.
Quand j'y pense, je me dis que vous faites sacrément chier les deux là avec votre couple uni, vous
imaginez la pression un peu pour moi?
Eh voilà. Cette foutue pression... A laquelle nous avons succombé, je sais bien ce que tu dirais, il était pas de taille, je sais bien, non il n'a jamais été à la hauteur.
T'inquiète, va, t'es gentil, tu vas me laisser deux trois minutes pour me refaire. Pour élever tes petits fils correctement loin de cet exemple minable d'ailleurs...
Tu vas me laisser me reconstruire aussi, reprendre à courir, parce que tu sais, je fume beaucoup en ce moment. Non tu n'as rien a dire, t'as fait pareil...
Mais après je vais galoper, tu vas halluciner mon cher, je t'aurais mis une rouste terrible.
Et tu seras fier oui, d'avoir engendré un tel engin...
Et souvent, je me rappelle qu'au moment de m'amener à l'autel, tu m'as engueulée comme du poisson pourri. J'en revenais pas... Tu le savais..
"Et j'irai comme je suis, non je ne changerai rien, à toutes mes folies, à mon feu dans mes mains! A mon amour sans pudeur, à mon amour qui se déchaîne! Et même ça fait peut! Ainsi aime l'homme que j'aime". Parce qu'en fait, il n'y en avait plus qu'un...
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samedi 19 décembre 2015
lundi 14 décembre 2015
L'avant après
Il y a eu un avant évidemment puis un après inévitablement.
L'avant des premiers frissons, un cœur qui bat la chamade à en faire exploser ma cage thoracique à sept heures du mat à Montparnasse. Cette impression vertigineuse que le meilleur était à venir, mon dieu, si j'avais su.
Mes yeux brillaient, mon cerveau était en ébullition à cette époque, d'imaginer toutes les choses forcément merveilleuses qu'on accomplirait ensemble.
Il a rapidement su que "pars" voulait dire "reste je t'en supplie", "ne me touche pas" signifiait "serre moi vite dans tes bras, serre moi jusqu'à la nuit des temps". Il a su dompter mes démons et même peut être les éloigner.
Il a su comprendre l'ambivalence qui me dévorait. Un jour après m'avoir lue, il s'était étonné de réaliser à quel point j'étais loin de l'image, de la carapace que j'arborais avec assurance et détachement. Et c'est cette découverte qui l'avait rendu fou amoureux de moi. Ni plus ni moins, comme découvrir un petit trésor caché et ne plus jamais vouloir s'en séparer...
Il y a eu la magie des premiers instants comme dans toutes les histoires, des sourires sans mot à n'en plus finir. Il y a eu cette complicité qui nous fait penser que plus jamais on ne vivra ça, et c'est tant mieux puisqu'après tout c'est le bon.
Plus jamais on ne vivra ça c'est plutôt ça que j'aurais du retenir de la phrase précédente.
Il y a des valises qui se posent pour vivre mieux à deux, et la magie des premiers moments s'évapore.
Il y a la naissance d'un enfant qui concrétise l'amour de deux êtres. On ne peut plus banal.
Puis tout s'enchaîne à l'envers, l'achat de l'appartement, le mariage, ils ne manquent plus que le scénic et le labrador pour que cette parfaite petite famille s'épanouisse pleinement.
J'ai longtemps pensé, naïvement que le mariage, le passage devant dieu, toute cette mascarade, m'immuniserait du pire. J'ai rêvé que le oui serait pour la vie, qu'on aurait des hauts et des bas, comme tout le monde en fait et qu'on vieillirait ensemble. Foutaise.
"Elle appuie là où ça fait mal, jusqu'à ce que je craque, jusqu'à ce que mes valeurs s'effondrent et que je passe à l'acte, il y aura l'avant et l'après comme une dose d'adrénaline sulfureusement injectée..."
Dire que je n'ai rien vu venir serait d'une hérésie affligeante. Je l'ai su au fond de moi dès la minute où tout cela avait du se produire mais que veux tu. Qu'est ce que tu veux que je te dise?
"Cette nuit, tu n'as pas dormi, je t'ai retrouvée dans le noir, les yeux gonflés par le mépris, la tristesse et la rage, la voix cassée par les larmes, tu veux connaître tous les les détails, où? Quand? Comment? Qu'est ce qu'elle a de plus que toi?"....
Non. Non, je ne le souhaite à personne, pas même à elle. Cette sensation d'une trappe qui s'ouvre sous tes pieds, cette sensation d'avoir vécu jusqu'à maintenant dans une vie parallèle ou tout, finalement, tout est faux. Cette envie de te faire effacer la mémoire comme dans Eternal sushine of the spotless mind.
C'est ça que j'aurais voulu à ce moment ignoble, mais au lieu de ça, un petit être à 6h du matin est venu coller son petit corps chaud contre le mien, et j'ai su à ce moment là, j'ai su tout l'amour qu'il me restait encore pour lui, et j'ai su qu'il y aurait un après, qu'il faudrait composer, avec, j'ai su que rien , plus rien ne serait pareil.
Que toutes mes certitudes, mes grands principes voleraient en éclats, et j'ai su que je le ferai par
amour, étant qu'il m'en restait toute une flopée.
Qui se relève d'un truc pareil, qui, qu'il lève la main, qu'il m'explique comment faire pour regarder celui qu'on aime par dessus tout devenir un type lambda.
Croire avoir décroché un gros poisson et se retrouver affublée d'une petite sardine.
Et se battre encore et toujours, recaler sa fierté, lever la tête, surtout la garder bien haute.
Ne plus oser sortir sans être sur son 31, de peur qu'on puisse dire que c'était mérité.
Puis dans ce tourbillon, ne pas s'en sortir. Ne pas y arriver.
Tout l'or du monde n'aurait pas suffi, quand le miroir est cassé, tu sais bien qu'on ne voit que la fissure lorsqu'on contemple son reflet dedans. Des heures et des heures à recoller les morceaux n'auront pas suffi.
Tout l'amour du monde n'a pas suffi.
J'en suis désolée, évidemment. J'en suis dévastée forcément. Je suis rongée par le chagrin, le désespoir, et la déception d'une vie que je n'ai pas choisie, ni pour moi, ni pour eux.
Et aujourd'hui, quoi te dire à part que chaque homme qui me reluque dans la rue, accompagné de sa femme, de sa copine, me donne envie d'hurler, de l'insulter, de faire un scandale, et je souffre en silence.
Quoi te dire à part que j'évite de regarder les gens dans les yeux de peur qu'ils me demandent si ça va.
De peur de fondre en larmes et de me confondre en excuses, de m'en vouloir d'être si minable,
Dis moi, je t'en prie que ça ne durera pas trop longtemps. Dis moi que je vais voler loin de tout ça.
L'autre jour je suis tombée sur une chanson et voilà ce que j'ai entendu:"Je sais, on ira pas sur Mars, car c'est là qu'habite la garce qui t'a volé ton ancien mec, et oublie tes nuits sans sommeil, de l'infini jusqu'au soleil, je t'apprendrai à vivre avec".
Naïve que je suis, j'ai pris ça pour un signe, mais je voudrais te dire que pour veiller sur moi, c'est maintenant où jamais.
Et puis si toi, non plus, tu n'es pas à la hauteur, il me reste encore et encore des femmes, toujours, toutes autour de moi. Ça va aller, ça va aller, je te promets, demain, j'arriverai à regarder quelqu'un dans les yeux, j'y arriverai. Et après demain, peut être que je mangerai et que je fumerai moins, promis, lançons donc des challenges. Et la semaine prochaine, peut être même que je n'y penserai plus, einh? dis le moi, dis moi que demain sera toujours demain.
L'avant des premiers frissons, un cœur qui bat la chamade à en faire exploser ma cage thoracique à sept heures du mat à Montparnasse. Cette impression vertigineuse que le meilleur était à venir, mon dieu, si j'avais su.
Mes yeux brillaient, mon cerveau était en ébullition à cette époque, d'imaginer toutes les choses forcément merveilleuses qu'on accomplirait ensemble.
Il a rapidement su que "pars" voulait dire "reste je t'en supplie", "ne me touche pas" signifiait "serre moi vite dans tes bras, serre moi jusqu'à la nuit des temps". Il a su dompter mes démons et même peut être les éloigner.
Il a su comprendre l'ambivalence qui me dévorait. Un jour après m'avoir lue, il s'était étonné de réaliser à quel point j'étais loin de l'image, de la carapace que j'arborais avec assurance et détachement. Et c'est cette découverte qui l'avait rendu fou amoureux de moi. Ni plus ni moins, comme découvrir un petit trésor caché et ne plus jamais vouloir s'en séparer...
Il y a eu la magie des premiers instants comme dans toutes les histoires, des sourires sans mot à n'en plus finir. Il y a eu cette complicité qui nous fait penser que plus jamais on ne vivra ça, et c'est tant mieux puisqu'après tout c'est le bon.
Plus jamais on ne vivra ça c'est plutôt ça que j'aurais du retenir de la phrase précédente.
Il y a des valises qui se posent pour vivre mieux à deux, et la magie des premiers moments s'évapore.
Il y a la naissance d'un enfant qui concrétise l'amour de deux êtres. On ne peut plus banal.
Puis tout s'enchaîne à l'envers, l'achat de l'appartement, le mariage, ils ne manquent plus que le scénic et le labrador pour que cette parfaite petite famille s'épanouisse pleinement.
J'ai longtemps pensé, naïvement que le mariage, le passage devant dieu, toute cette mascarade, m'immuniserait du pire. J'ai rêvé que le oui serait pour la vie, qu'on aurait des hauts et des bas, comme tout le monde en fait et qu'on vieillirait ensemble. Foutaise.
"Elle appuie là où ça fait mal, jusqu'à ce que je craque, jusqu'à ce que mes valeurs s'effondrent et que je passe à l'acte, il y aura l'avant et l'après comme une dose d'adrénaline sulfureusement injectée..."
Dire que je n'ai rien vu venir serait d'une hérésie affligeante. Je l'ai su au fond de moi dès la minute où tout cela avait du se produire mais que veux tu. Qu'est ce que tu veux que je te dise?
"Cette nuit, tu n'as pas dormi, je t'ai retrouvée dans le noir, les yeux gonflés par le mépris, la tristesse et la rage, la voix cassée par les larmes, tu veux connaître tous les les détails, où? Quand? Comment? Qu'est ce qu'elle a de plus que toi?"....
Non. Non, je ne le souhaite à personne, pas même à elle. Cette sensation d'une trappe qui s'ouvre sous tes pieds, cette sensation d'avoir vécu jusqu'à maintenant dans une vie parallèle ou tout, finalement, tout est faux. Cette envie de te faire effacer la mémoire comme dans Eternal sushine of the spotless mind.
C'est ça que j'aurais voulu à ce moment ignoble, mais au lieu de ça, un petit être à 6h du matin est venu coller son petit corps chaud contre le mien, et j'ai su à ce moment là, j'ai su tout l'amour qu'il me restait encore pour lui, et j'ai su qu'il y aurait un après, qu'il faudrait composer, avec, j'ai su que rien , plus rien ne serait pareil.
Que toutes mes certitudes, mes grands principes voleraient en éclats, et j'ai su que je le ferai par
amour, étant qu'il m'en restait toute une flopée.
Qui se relève d'un truc pareil, qui, qu'il lève la main, qu'il m'explique comment faire pour regarder celui qu'on aime par dessus tout devenir un type lambda.
Croire avoir décroché un gros poisson et se retrouver affublée d'une petite sardine.
Et se battre encore et toujours, recaler sa fierté, lever la tête, surtout la garder bien haute.
Ne plus oser sortir sans être sur son 31, de peur qu'on puisse dire que c'était mérité.
Puis dans ce tourbillon, ne pas s'en sortir. Ne pas y arriver.
Tout l'or du monde n'aurait pas suffi, quand le miroir est cassé, tu sais bien qu'on ne voit que la fissure lorsqu'on contemple son reflet dedans. Des heures et des heures à recoller les morceaux n'auront pas suffi.
Tout l'amour du monde n'a pas suffi.
J'en suis désolée, évidemment. J'en suis dévastée forcément. Je suis rongée par le chagrin, le désespoir, et la déception d'une vie que je n'ai pas choisie, ni pour moi, ni pour eux.
Et aujourd'hui, quoi te dire à part que chaque homme qui me reluque dans la rue, accompagné de sa femme, de sa copine, me donne envie d'hurler, de l'insulter, de faire un scandale, et je souffre en silence.
Quoi te dire à part que j'évite de regarder les gens dans les yeux de peur qu'ils me demandent si ça va.
De peur de fondre en larmes et de me confondre en excuses, de m'en vouloir d'être si minable,
Dis moi, je t'en prie que ça ne durera pas trop longtemps. Dis moi que je vais voler loin de tout ça.
L'autre jour je suis tombée sur une chanson et voilà ce que j'ai entendu:"Je sais, on ira pas sur Mars, car c'est là qu'habite la garce qui t'a volé ton ancien mec, et oublie tes nuits sans sommeil, de l'infini jusqu'au soleil, je t'apprendrai à vivre avec".
Naïve que je suis, j'ai pris ça pour un signe, mais je voudrais te dire que pour veiller sur moi, c'est maintenant où jamais.
Et puis si toi, non plus, tu n'es pas à la hauteur, il me reste encore et encore des femmes, toujours, toutes autour de moi. Ça va aller, ça va aller, je te promets, demain, j'arriverai à regarder quelqu'un dans les yeux, j'y arriverai. Et après demain, peut être que je mangerai et que je fumerai moins, promis, lançons donc des challenges. Et la semaine prochaine, peut être même que je n'y penserai plus, einh? dis le moi, dis moi que demain sera toujours demain.
jeudi 23 juillet 2015
Real Hero
Il y a eu ce jour où tu as cessé de me regarder.
Lui s'était déjà lassé depuis un moment.
Ce qui est injuste dans tout cela, c'est que je m'en suis rendue compte peu de temps avant que tu fermes tes jolis petits yeux bleus.
C'est drôle la vie, se dire qu'on est pas foutue de fabriquer une fille, bonne qu'à faire des mecs, et qu'au même moment, la vie se charge de faire le vide dans les hommes qui vous entourent.
Triste paradoxe, à qui plaire aujourd'hui? Question subsidiaire, joker, je passe...
J'ai surtout compris que ce qui aurait du être un joli mois de mai m'a projetée, sans me demander mon avis, dans un monde auquel je n'étais peut-être pas préparée, le monde des adultes.
Tu sais, ce monde là, où tu devras te débrouiller toute seule et surtout te sentir toute seule, et pleurer en silence dans ton coin parce-qu'un adulte ne pleure pas n'importe où, c'est comme ça.
Comment as-tu pu t'en aller sans prévenir, sans même me lancer deux trois fusées de détresse.
Je n'ai même pas pu voir que tu allais mal, je n'ai pas pu prendre soin de toi.
Alors quoi faire face à ce vide que tu laisses un peu plus s'agrandir chaque jour dans ma cage thoracique.
Voir que moi je vais mal, prendre soin de moi, m'entourer des bonnes personnes et m'enivrer des mots d'enfants, des rires innocents de mon fils.
Tu sais, j'ai de la chance, tu dirais que je suis comme un chat, je retombe toujours sur mes pattes et tu n'aurais pas tort.
Encore heureux, tu es parti vite, impatient que tu étais, et surtout tu n'auras pas vu le reste et c'est tant mieux.
Et dans ma douleur, j'ai été portée à bout de bras, par tout un panel de femmes. Quelle chance.
Il est vrai que des femmes solidaires, il y en a des tas et c'est ce à quoi je me suis accrochée, plutôt qu'à celle qui aurait bien fait de ma vie un chaos total. Jamais je n'oublierai, ni l'une, ni les autres.
C'est une sorte de chaîne qui s'est organisée de part et d'autre tout autour de moi, pour m'aider à avancer, à ne surtout pas couler.
Elles sont mon amie, ma sage-femme, ma psychologue, ma copine, ma mère, ma tante, la marraine de mon fils, ma belle-sœur, ma collègue, ma principale.
Toutes ont su quoi dire à un moment ou à un autre. Toutes ont su m'accompagner dans mon chagrin, pour me permettre de l'accepter, de le dépasser et au final de grandir...
Grâce à toi, grâce à elle, j'ai appris que j'étais forte, et que je m'en sortirai vainqueur.
Dans quelques jours, je vais redonner la vie, et tu ne seras même pas là, je sais que les larmes couleront de bonheur et pas que, mais c'est comme ça.
Je voudrais revoir tes petits yeux bleus, et tes horribles chaussures turquoise, je voudrais entendre ta voix et te dire que tu m'énerves. et je voudrais voir à quel point tu es fier d'être à nouveau grand-père.
Alors tu sais ce qu'on va faire, on va imaginer que ça s'est passé, on va imaginer que tu étais là, pas loin à superviser tout ça. Et pendant tout ce temps, je serai portée et soutenue et poussée par toutes ces femmes...
Et à cause, ou grâce à toi,moi aussi je serai enfin une femme.
Lui s'était déjà lassé depuis un moment.
Ce qui est injuste dans tout cela, c'est que je m'en suis rendue compte peu de temps avant que tu fermes tes jolis petits yeux bleus.
C'est drôle la vie, se dire qu'on est pas foutue de fabriquer une fille, bonne qu'à faire des mecs, et qu'au même moment, la vie se charge de faire le vide dans les hommes qui vous entourent.
Triste paradoxe, à qui plaire aujourd'hui? Question subsidiaire, joker, je passe...
J'ai surtout compris que ce qui aurait du être un joli mois de mai m'a projetée, sans me demander mon avis, dans un monde auquel je n'étais peut-être pas préparée, le monde des adultes.
Tu sais, ce monde là, où tu devras te débrouiller toute seule et surtout te sentir toute seule, et pleurer en silence dans ton coin parce-qu'un adulte ne pleure pas n'importe où, c'est comme ça.
Comment as-tu pu t'en aller sans prévenir, sans même me lancer deux trois fusées de détresse.
Je n'ai même pas pu voir que tu allais mal, je n'ai pas pu prendre soin de toi.
Alors quoi faire face à ce vide que tu laisses un peu plus s'agrandir chaque jour dans ma cage thoracique.
Voir que moi je vais mal, prendre soin de moi, m'entourer des bonnes personnes et m'enivrer des mots d'enfants, des rires innocents de mon fils.
Tu sais, j'ai de la chance, tu dirais que je suis comme un chat, je retombe toujours sur mes pattes et tu n'aurais pas tort.
Encore heureux, tu es parti vite, impatient que tu étais, et surtout tu n'auras pas vu le reste et c'est tant mieux.
Et dans ma douleur, j'ai été portée à bout de bras, par tout un panel de femmes. Quelle chance.
Il est vrai que des femmes solidaires, il y en a des tas et c'est ce à quoi je me suis accrochée, plutôt qu'à celle qui aurait bien fait de ma vie un chaos total. Jamais je n'oublierai, ni l'une, ni les autres.
C'est une sorte de chaîne qui s'est organisée de part et d'autre tout autour de moi, pour m'aider à avancer, à ne surtout pas couler.
Elles sont mon amie, ma sage-femme, ma psychologue, ma copine, ma mère, ma tante, la marraine de mon fils, ma belle-sœur, ma collègue, ma principale.
Toutes ont su quoi dire à un moment ou à un autre. Toutes ont su m'accompagner dans mon chagrin, pour me permettre de l'accepter, de le dépasser et au final de grandir...
Grâce à toi, grâce à elle, j'ai appris que j'étais forte, et que je m'en sortirai vainqueur.
Dans quelques jours, je vais redonner la vie, et tu ne seras même pas là, je sais que les larmes couleront de bonheur et pas que, mais c'est comme ça.
Je voudrais revoir tes petits yeux bleus, et tes horribles chaussures turquoise, je voudrais entendre ta voix et te dire que tu m'énerves. et je voudrais voir à quel point tu es fier d'être à nouveau grand-père.
Alors tu sais ce qu'on va faire, on va imaginer que ça s'est passé, on va imaginer que tu étais là, pas loin à superviser tout ça. Et pendant tout ce temps, je serai portée et soutenue et poussée par toutes ces femmes...
Et à cause, ou grâce à toi,moi aussi je serai enfin une femme.
mercredi 8 octobre 2014
La nouvelle collec
L'hiver approchant à grands pas, je me suis dit qu'il fallait penser un peu plus sobre, donc comme tu l'as deviné, moins coloré.
Je ne sais pas pourquoi mais moi la rentrée des classes, ça me donne envie de passer à autre chose, exit le vernis corail ou bleu des mers du sud, la peau qui sent bon la noix de coco et les petits bracelets fluos.
J'en parlais, pas plus tard que la semaine dernière avec une collègue et nous avons fini par nous avouer (oh les vilaines), qu'on en avait marre de l'été.
Tu vas me trouver sans doute un peu rabat-joie, mais les cours d'EPS où tu dégoulines et que tu sais que tu n'auras pas le temps d'aller à la plage après histoire de te rafraîchir un peu, eh bien c'est tout simplement énervant.
Je me rends compte qu'autour de moi, les gens n'en ont jamais assez de l'été, ils trouvent EUX le temps d'aller à la plage et de faire des trucs estivaux (à croire que je suis mal organisée)...
J'aurais déjà du me méfier lorsqu' Émilie ma coiffeuse trouvait dommage de me foncer la couleur de cheveux et me couper les cheveux. "Il faut faire durer l'été" m'a t-elle dit.
Non, non et non, je veux mettre des collants à paillettes, des boots et même des petits pulls.
Alors, lorsque Sophie de La petite Biarrote m'a commandé des chaussons pour la boutique, j'ai décidé d'exprimer au maximum ma contre envie de prolonger l'été et de rentrer à fond les ballons dans l'automne..Nan mais oh!!!
La pseudo nouvelle collection est plus sombre, plus dark quoi, et je suis persuadée que toi aussi après l'avoir vue, tu auras des envies de gris, de noir, de tisane au coin du feu et de raclette party.
Je me suis donc pourvue de cuir kaki taupe, de marine, de doré aspect quelque peu vieilli, et en voiture Simone.
Bon bon, ne t'inquiètes pas, pour toi lectrice chérie un peu Punky Brewster sur les bords, il me reste encore quelques modèles en cuirs Mint et Fuchsia.
Voici donc un premier jet de mes réalisations de ces dernières semaines, j'espère qu'elles te plairont!
Voilà, voilà et c'est loin d'être fini, j'ai en effet, quelques modèles à réaliser encore en cuir Marine et également en cuir Argenté. J'espère vraiment pouvoir te montrer tout ça très prochainement...
Je peux te dire que ça bouillonne dans ma tête, 3000 idées à la minutepas tant, mais si seulement, les journées pouvaient durer 48h, ça serait super chouette...
Sinon, je t'avais aussi parlé de sac à main, j'avais commandé une superbe peau d'agneau noir crispé, afin de réaliser le it bag que tout le monde s'arracherait.
Seulement, c'est dingue comme dans ma tête, je m'imagine avec un superbe sac noir un peu brillant à l'épaule, me pavanant et minaudant "mmh mmh oui oui c'est moi qui l'ai fait"...
Sauf qu'en réalité, mon sac n'est absolument pas à la hauteur de mes espérances alors ne sois pas déçue, il n'apparaitra pas sur ce blog...
Hélas, oui, Tarzan La Banane loupe parfoissouvent ses créations.
Du coup, après ce cuisant échec, j'ai décidé de me tourner vers mes anciens amours... Les bijoux, là que tout a commencé si tu as bien lu le premier article.
Je vais de ce pas te montrer les chefs d’œuvren'ayons pas peur des mots!
D'accord, il n'y a rien d'incroyable, et de bien difficile, mais je dois avouer que les petites boucles d'oreille me plaisent beaucoup, peut-être mis à part celles avec le pompon, je trouve qu'il leur manque LE petit truc funky qui ferait toute la diff... alors si jamais tu avais un petite idée, sois sympa, fais moi en part et vite!!!
Toutes les fournitures viennent de chez Perles And Co ainsi que d'un petit magasin de Bayonne répondant au doux nom de Saperlipopette!
Tout est soit en gold filled (doré à l'or fin) ou en argent 925 car j'en avais ras la casquette que mes bijoux s'oxydent à la moindre goutte d'eau, et c'est vrai qu'à partir de là, les différents résistent sans problème à la vaisselle, le bain, tout ça tout ça.
Tu comprendras qu'il me fallait des bijoux dignes de ce nom etfaire un cadeau d'anniversaire à ma mère avec 50 ans de retard, pour m'en aller faire la belle à New York, Tic Tac, J-13... Je n'en peux plus d'attendre alors je te laisse, je vais préparer de ce pas ma valise, il ne faudrait pas que j'oublie quelque-chose.
On se retrouve dans 3 semaines ma chérie, je te montrerai quelques clichés du voyage de ma vietoujours plus.
Alors comme disait si bien Gossip girl XO XO
Je ne sais pas pourquoi mais moi la rentrée des classes, ça me donne envie de passer à autre chose, exit le vernis corail ou bleu des mers du sud, la peau qui sent bon la noix de coco et les petits bracelets fluos.
J'en parlais, pas plus tard que la semaine dernière avec une collègue et nous avons fini par nous avouer (oh les vilaines), qu'on en avait marre de l'été.
Tu vas me trouver sans doute un peu rabat-joie, mais les cours d'EPS où tu dégoulines et que tu sais que tu n'auras pas le temps d'aller à la plage après histoire de te rafraîchir un peu, eh bien c'est tout simplement énervant.
Je me rends compte qu'autour de moi, les gens n'en ont jamais assez de l'été, ils trouvent EUX le temps d'aller à la plage et de faire des trucs estivaux (
J'aurais déjà du me méfier lorsqu' Émilie ma coiffeuse trouvait dommage de me foncer la couleur de cheveux et me couper les cheveux. "Il faut faire durer l'été" m'a t-elle dit.
Non, non et non, je veux mettre des collants à paillettes, des boots et même des petits pulls.
Alors, lorsque Sophie de La petite Biarrote m'a commandé des chaussons pour la boutique, j'ai décidé d'exprimer au maximum ma contre envie de prolonger l'été et de rentrer à fond les ballons dans l'automne..
La pseudo nouvelle collection est plus sombre, plus dark quoi, et je suis persuadée que toi aussi après l'avoir vue, tu auras des envies de gris, de noir, de tisane au coin du feu et de raclette party.
Je me suis donc pourvue de cuir kaki taupe, de marine, de doré aspect quelque peu vieilli, et en voiture Simone.
Bon bon, ne t'inquiètes pas, pour toi lectrice chérie un peu Punky Brewster sur les bords, il me reste encore quelques modèles en cuirs Mint et Fuchsia.
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| Une petite piqûre de rappel, dommage qu'il n'y ait pas Bandit et Henry aussi... |
Voici donc un premier jet de mes réalisations de ces dernières semaines, j'espère qu'elles te plairont!
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| Voici les Marie Léo que tu commences à bien connaître en cuirs d'agneau marron clair et Doré |
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| Les Perlimpinpins en cuirs d'agneau rose bonbon et argenté |
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| Des petits nouveaux: les Sioux en cuirs taupe et doré vieilli |
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| Mes petits chouchous:Les Pocahontos en cuir d'agneau tout doux tout lisse marine |
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| Les Pocahontos en cuir d'agneau kaki et intérieur en tissu Petit Pan |
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| Des petits nouveaux: les Marie Gold en cuir d'agneau doré vieilli |
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| Et les intemporels Marie Wiltshire en cuir d'agneau fuchsia |
Je peux te dire que ça bouillonne dans ma tête, 3000 idées à la minute
Sinon, je t'avais aussi parlé de sac à main, j'avais commandé une superbe peau d'agneau noir crispé, afin de réaliser le it bag que tout le monde s'arracherait.
Seulement, c'est dingue comme dans ma tête, je m'imagine avec un superbe sac noir un peu brillant à l'épaule, me pavanant et minaudant "mmh mmh oui oui c'est moi qui l'ai fait"...
Sauf qu'en réalité, mon sac n'est absolument pas à la hauteur de mes espérances alors ne sois pas déçue, il n'apparaitra pas sur ce blog...
Hélas, oui, Tarzan La Banane loupe parfois
Du coup, après ce cuisant échec, j'ai décidé de me tourner vers mes anciens amours... Les bijoux, là que tout a commencé si tu as bien lu le premier article.
Je vais de ce pas te montrer les chefs d’œuvre
D'accord, il n'y a rien d'incroyable, et de bien difficile, mais je dois avouer que les petites boucles d'oreille me plaisent beaucoup, peut-être mis à part celles avec le pompon, je trouve qu'il leur manque LE petit truc funky qui ferait toute la diff... alors si jamais tu avais un petite idée, sois sympa, fais moi en part et vite!!!
Toutes les fournitures viennent de chez Perles And Co ainsi que d'un petit magasin de Bayonne répondant au doux nom de Saperlipopette!
Tout est soit en gold filled (doré à l'or fin) ou en argent 925 car j'en avais ras la casquette que mes bijoux s'oxydent à la moindre goutte d'eau, et c'est vrai qu'à partir de là, les différents résistent sans problème à la vaisselle, le bain, tout ça tout ça.
Tu comprendras qu'il me fallait des bijoux dignes de ce nom et
On se retrouve dans 3 semaines ma chérie, je te montrerai quelques clichés du voyage de ma vie
Alors comme disait si bien Gossip girl XO XO
jeudi 11 septembre 2014
Et bienvenue à Nina
Salut la compagnie!
Oulah, einh? C'est vrai, ça fait bien un mois et quelques que je ne suis pas venue te faire un petit coucou.
Pendant que tu t'enduis de Hawaaian Tropics, parce-que tu veux frimer à la rentrée et faire croire à tout le monde que t'es partie en Malaisie, à Bali, ou même à Saint-Tropez, ne proteste pas de la sorte,je l'ai fait bien avant toi, y en a qui bossent.
Eh ouais, oui Madame, moi je travaille cet été, je suis éducatrice sportive dans une mairie par là, ne cherche pas à savoir curieuse, je ne te dirai pas où, mystère et boule de gomme, tu n'as qu'à me chercher sur la côte basque avec mon legging à fleurs R*XY et mes runnings fluos, sauras-tu me trouver?
Trève de plaisanterie, c'est trop cool comme job et ce qui est encore plus cool, ce que je vais pouvoir sacrément faire l'américaine lorsqu'à la Toussaint, je vais partir à New-York faire mon voyage de Noces.
Sinon, je me doute bien que ma vie professionnelle et touristique ne sont pas le centre des tes préoccupations, soit, je sais ce que tu te demandes. Alors je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps.
Perfect Julie a accouché le 19 Juillet d'une superbe petite Nina... Je te raconte pas la beauté.
Lorsque mon beau-frère m'a proposé de la prendre dans mes bras, j'ai été débile, j'ai failli pleurer.
Du coup, c'est le contre-maître qui l'a prise contre lui et moi j'étais toute émue.
Tout ça pour te dire que cet amour de bébé ne méritait que du Betsy, le plus beau des tissus Liberty, à mon sens.
Tu peux dire que je raconte n'importe-quoi, que tu préfères le Fitzerald, ou le Wiltshire, en attendant chez J*C*D*, ils sont pas fous, c'est celui-là qu'ils ont pris pour leur nouvelle collec petite fille alors bon...
Lorsque j'ai vu la vitrine à Saint-Jean-De-Luz, j'ai forcément ricané, et j'ai vraiment trouvésans prétention qu'avec Julie, on était super avant-gardistes, comme quand ma mère me mettait de supers serre-têtes ridicules... Elle avait senti la mode du headband surdimensionné arriver 20 ans plus tard...
Quoiqu'il en soit, je vais te montrer la chambre de la beauté avec tous les petits éléments cousus précédemment:
Voilà, désormais tu sais tout.
Concernant le luminaire, sincèrement, grâce aux explications de Julie transmises par la vendeuse de fournitures, ce n'est pas très compliqué à faire, cela dit, il vaut mieux être deux quand même pour certaines étapes.
L'effet est super sympa et je me demande, en bonne copieuse que je suis, si je ne vais pas m'en fabriquer un pour mon salon, avec un tissu à motifs géométriques.
Cela fait 2 mois que je me dis ça, alors peut-être avec un peu de chance qu'à Noël, je l'aurais confectionné...
Et sinon, j'ai eu une chaussonnite aiguë, j'en ai fait pleins de paires pour le magasin La Petite Biarrote.
Ce magasin est trop trop mignon, je suis vraiment contente que Sophie la patronne, m'ait fait confiance.
Lorsqu'elle m'a dit que les chaussons les plus appréciés étaient sans motif, j'ai foncé, j'ai changé de fournisseur.
J' ai commandé de l'agneau, pensant que le cuir serait plus doux et plus facile à travailler, et je ne me suis pas trompée. Les couleurs sont réellement jolies, et la qualité de l'agneau légèrement stretch reste imparable au toucher.
La preuve en images et je sais que ça t'intéresse bien d'y jeter un petit coup d'oeil!!!
J'espère que tu auras remarqué, que je devais publier ce billet, il y a facile un mois,non je ne yoyotte pas, mais un apéro en entraînant un autre, et se profilant chaque soir d'Août, tu vois le genre...
Je te claque une grosse bisette, j'ai du boulot, je dois écrire un nouveau un petit post, il y a des petites nouveautés..; Peut-être un petit sac à main, deux, trois bricoles!
Adans 6 mois bientôt ma lectrice adorée!
Oulah, einh? C'est vrai, ça fait bien un mois et quelques que je ne suis pas venue te faire un petit coucou.
Pendant que tu t'enduis de Hawaaian Tropics, parce-que tu veux frimer à la rentrée et faire croire à tout le monde que t'es partie en Malaisie, à Bali, ou même à Saint-Tropez, ne proteste pas de la sorte,
Eh ouais, oui Madame, moi je travaille cet été, je suis éducatrice sportive dans une mairie par là, ne cherche pas à savoir curieuse, je ne te dirai pas où, mystère et boule de gomme, tu n'as qu'à me chercher sur la côte basque avec mon legging à fleurs R*XY et mes runnings fluos, sauras-tu me trouver?
Trève de plaisanterie, c'est trop cool comme job et ce qui est encore plus cool, ce que je vais pouvoir sacrément faire l'américaine lorsqu'à la Toussaint, je vais partir à New-York faire mon voyage de Noces.
Sinon, je me doute bien que ma vie professionnelle et touristique ne sont pas le centre des tes préoccupations, soit, je sais ce que tu te demandes. Alors je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps.
Perfect Julie a accouché le 19 Juillet d'une superbe petite Nina... Je te raconte pas la beauté.
Lorsque mon beau-frère m'a proposé de la prendre dans mes bras, j'ai été débile, j'ai failli pleurer.
Du coup, c'est le contre-maître qui l'a prise contre lui et moi j'étais toute émue.
Tout ça pour te dire que cet amour de bébé ne méritait que du Betsy, le plus beau des tissus Liberty, à mon sens.
Tu peux dire que je raconte n'importe-quoi, que tu préfères le Fitzerald, ou le Wiltshire, en attendant chez J*C*D*, ils sont pas fous, c'est celui-là qu'ils ont pris pour leur nouvelle collec petite fille alors bon...
Lorsque j'ai vu la vitrine à Saint-Jean-De-Luz, j'ai forcément ricané, et j'ai vraiment trouvé
Quoiqu'il en soit, je vais te montrer la chambre de la beauté avec tous les petits éléments cousus précédemment:
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| Voici l'espace sommeil de la belle composé du tour de lit, du mobile, du coussin |
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| La même |
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| La petite turbulette |
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| L'espace à langer où Nina pourra se refaire une petite beauté |
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| Julie a tellement bon goût que la chambre est parée EN PLUS d'une lampe argentée EGM*NT |
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| Des petits bavoirs trop mignons |
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| Et le fameux luminaire réalisé à 4 mains! |
Voilà, désormais tu sais tout.
Concernant le luminaire, sincèrement, grâce aux explications de Julie transmises par la vendeuse de fournitures, ce n'est pas très compliqué à faire, cela dit, il vaut mieux être deux quand même pour certaines étapes.
L'effet est super sympa et je me demande,
Cela fait 2 mois que je me dis ça, alors peut-être avec un peu de chance qu'à Noël, je l'aurais confectionné...
Et sinon, j'ai eu une chaussonnite aiguë, j'en ai fait pleins de paires pour le magasin La Petite Biarrote.
Ce magasin est trop trop mignon, je suis vraiment contente que Sophie la patronne, m'ait fait confiance.
Lorsqu'elle m'a dit que les chaussons les plus appréciés étaient sans motif, j'ai foncé, j'ai changé de fournisseur.
J' ai commandé de l'agneau, pensant que le cuir serait plus doux et plus facile à travailler, et je ne me suis pas trompée. Les couleurs sont réellement jolies, et la qualité de l'agneau légèrement stretch reste imparable au toucher.
La preuve en images et je sais que ça t'intéresse bien d'y jeter un petit coup d'oeil!!!
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| Les Marie Berries |
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| Les Pocahontos Mint |
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| Les Pocahontos Souris |
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| Ah ça, j'ai pas chômé!!! |
J'espère que tu auras remarqué, que je devais publier ce billet, il y a facile un mois,
Je te claque une grosse bisette, j'ai du boulot, je dois écrire un nouveau un petit post, il y a des petites nouveautés..; Peut-être un petit sac à main, deux, trois bricoles!
A
mercredi 25 juin 2014
Si c'est une ville, c'est Paris...
Aujourd'hui, je préfère te prévenir, je ne te parlerai pas de couture...
Ne sois pas si déçue, le sujet n'est pas mal, et il me tient sacrément à coeur.
Je te parlerai de Paris!
Audrey Hepburn disait dans "Sabrina": "Paris is always a good idea", ce n'est pas parce-que je m'appelle aussi Audrey,aucun lien, mais je trouve qu'elle avait plutôt raison sur ce point.
Paris... Ce mot me met en transe, et en joie, incontestablement.
Tout se met à fourmiller dans ma tête, tout autant que sur le quai du métro de la ligne 4, un lundi matin à 7h10.
Je me revois ce lundi matin, à 25 ans, atterrir à la gare du RER de Garges-Sarcelles, absolument pas prête ni préparée à ce qui m'y attendait.
J'y ai pleuré dans cette ligne D certains matins, j'y ai eu peur quelquefois, j'y ai souri, et j'y ai ri et partagé des milliers de conversations avec des gens qui me sont restés chers, je crois à vitam eternam.
J'ai vécu trop de choses à Garges lès Gonesse, pour oser te dire que rien n'est éternel.
Ce qui est éternel, c'est la force que cette expérience m'a donnée, ce qui est éternel, ce sont les rencontres, les amitiés qui se sont liées.
Il n'y a qu'à voir, une collègue de Français que je n'avais pas vue depuis 3 ans maintenant, il a suffit que nous nous posions trente secondes dans un café de Saint-Jean de Luz, pour constater que rien n'avait changé.
Lorsque nous sommes montées à la capitale, nous étions des gamines, un peubeaucoup fofolles, nous croyions tout savoir mais nous ne savions rien, rien du tout de ces années qui ont fait de nous des femmes.
Nous avons arpenté ces rues, les vendredis, Montmartre, manger un bo bun, acheté rue des Abbesses chez le traiteur Vietnamien, sur les marches du Sacré Cœur.
Montmartre, te souviens-tu lorsque nous avions rencontré ces parisiens qui nous avaient amené boire du calvados à 7h du matin dans un tout petit bar et profiter du lever du soleil sur ces mêmes marches.
Il y a eu ces journées, où l'on faisait flamber la carte bleue sur les Champs Élysées ou rue de Rivoli.
Et aussi celles où après t'avoir traîné au Bon marché, parce-que c'est sublime et que c'est là que vont les vrais Parisiens, nous allions traîner et nous faire dorer la pilule au Jardin du Luxembourg.
Une fois même, un garde-champêtre m'a sifflée dans ce jardin parce-que je pédalais sur mon vélib.
Cela m'avait semblé incroyable, un garde-champêtre à Paris,qui pue, qui pète, qui prend...
On a eu notre période vélib, on ne voulait plus prendre le métro, on faisait tout Paris en vélib, tu avais tellement ri lorsque j'avais mis du cambouis sur mon superbe manteau rouge tout neuf, et moi j'avais envie dete frapper pleurer.
Nous allions ce jour là chez Lush, qui n'existait qu'à Paris à cette époque. Nous nous achetions des tas de trucs qui sentaient le bonbon, la vanille, le miel, on sentait l'odeur du magasin dès le début de la rue de Buci, tu te rappelles?
On s'était faites arrêter par la Police parce-qu'on avait brulé un feu rouge, on se sentait indestructibles et tellement importantes d'être profs en ZEP qu'on leur avait dit: "allez soyez sympas, ne nous mettez pas de prune, on fait presque le même boulot que vous", et c'était tellement vrai...
Nous n'en parlions pas souvent à la coloc de notre boulot, on voulait rire et se décontracter.
Et pourtant, bizarrement lorsque je repense à tous ces gamins qui avaient tant besoin de nous, je souris, je ris même, je suis parfois soulagée mais parfois nostalgique de me dire que plus jamais je ne revivrai tout ça.
Dans ta vie, tu le sais bien, lorsqu'il y a des très bas, il y a les très hauts qui vont avec.
Je ne sais pas si je préfère les montagnes russes ou la stabilité, c'est dingue cette réflexion, tu vois, on en sort pas indemne finalement!
Les gens disent, oui, ces petits jeunes qu'on envoie dans les cités, c'est pas juste, ils sont pas prêts.
C'est pas faux mais justement, on a plein d’idéaux , on a l'envie d'enseigner qui nous dévore, et surtout d'apprendre.
Et puis il y a les collègues avec qui nous vivions cette aventure, Ludo, Guillaume, Polo, Elo, Elise, Stéphanie, Caroline, Astrid, Nathalie, Rachid, Elsa, Marie, Xavier... Tant de personnes exceptionnelles qui ont et avec qui nous avons grandi...Puis ce matin de Septembre 2009 dans le 133, un regard, trois mots et une évidence... Jojo.
Et puis, nous sommes quand même restées moins longtemps que certains.
Quoiqu'il en soit, je peux te dire que le fait de vivre à Paris m'a transmis la patience, l'hyperactivité, et la tolérance.
Lorsque je vivais là haut, j'avais soif de tout, d'aller au musée de la paléontologie au Jardin des Plantes, je voulais boire des mojitos à la fraise au bar Les Pietons rue de Lombard.
Je voulais manger un panini de chez le traiteur italien rue de Bucci, ou même une galette libanaise dans cette rue à côté de Beaubourg et la déguster sur le parvis de centre culturel si atypique.
Tu as remarqué comme lorsqu'on vit ailleurs, on retient tellement mieux le nom des rues.
Je pourrais continuer des heures, te parler des cerises que j'achetais rue de Montorgueil lorsque j'étais enceinte, ou même du restau de sushis rue de la verrerie.
Il y avait dans le marais ce mec qui avait un appart rue des Blancs manteaux et surtout les falafels rue des Rosiers dont j'avais fait tomber la moitié des boulettes rue de Rivoli.
Il y avait aussi le théâtre, et les petits spectacles, et le concert de Manu Chao à Bercy, tellement long, qu'on avait failli rater le dernier métro!
On a découvert qu'on était bien plus citadines qu'on ne le pensait.
On a appris qu'il fallait éviter le regard des gens dans les transports, puis quand nous rentrions au petit matin, on oubliait tous nos réflexes, on riait, on parlait fort, on revenait le plus souvent du Pousse au Crime, notre QG à Saint Germains de Près. On ne se souvenait pas toujours de notre soirée mais on savait qu'on s'était éclatées, donc on y retournait encore et encore.
Et quand Djalil, l'épicier arabe nous voyait rentrer si tard, il boudait le reste de la semaine, ça ne lui plaisait pas!
Les gens te diront que Paris ça pue, parfois c'est vrai que dans le métro c'est pas génial, mais dehors, ça sent la diversité, ça sent l'effervescence, l'excitation, c'est fou, c'est dingue, c'est chic, c'est glauque, c'est beau, c'est rare, à Paris, tu passes de tout à rien, du rire aux larmes, du chagrin à l'espoir, tu ne peux pas y être indifférent et c'est cela qui me fascine.
On dira ce qu'on voudra, mais Paris a fait de moi ce que je suis, je me nourris et je me nourrirai toujours des différences des autres, de leurs richesses.
Paris m'a donné le sens pratique de tout de rien, elle m'a faite femme et rien que pour ça, je ne la remercierai jamais assez.
Il y a une chanson à ce propos qui retranscrit pas trop mal l'esprit de cette folle épopée, écoute là, tu vas voir, elle est mignonne.. Et puis si tu veux, j'ai gardé mon plan bleu si t'as besoin!
Ne sois pas si déçue, le sujet n'est pas mal, et il me tient sacrément à coeur.
Je te parlerai de Paris!
Audrey Hepburn disait dans "Sabrina": "Paris is always a good idea", ce n'est pas parce-que je m'appelle aussi Audrey,
Paris... Ce mot me met en transe, et en joie, incontestablement.
Tout se met à fourmiller dans ma tête, tout autant que sur le quai du métro de la ligne 4, un lundi matin à 7h10.
Je me revois ce lundi matin, à 25 ans, atterrir à la gare du RER de Garges-Sarcelles, absolument pas prête ni préparée à ce qui m'y attendait.
J'y ai pleuré dans cette ligne D certains matins, j'y ai eu peur quelquefois, j'y ai souri, et j'y ai ri et partagé des milliers de conversations avec des gens qui me sont restés chers, je crois à vitam eternam.
J'ai vécu trop de choses à Garges lès Gonesse, pour oser te dire que rien n'est éternel.
Ce qui est éternel, c'est la force que cette expérience m'a donnée, ce qui est éternel, ce sont les rencontres, les amitiés qui se sont liées.
Il n'y a qu'à voir, une collègue de Français que je n'avais pas vue depuis 3 ans maintenant, il a suffit que nous nous posions trente secondes dans un café de Saint-Jean de Luz, pour constater que rien n'avait changé.
Lorsque nous sommes montées à la capitale, nous étions des gamines, un peu
Nous avons arpenté ces rues, les vendredis, Montmartre, manger un bo bun, acheté rue des Abbesses chez le traiteur Vietnamien, sur les marches du Sacré Cœur.
Montmartre, te souviens-tu lorsque nous avions rencontré ces parisiens qui nous avaient amené boire du calvados à 7h du matin dans un tout petit bar et profiter du lever du soleil sur ces mêmes marches.
Il y a eu ces journées, où l'on faisait flamber la carte bleue sur les Champs Élysées ou rue de Rivoli.
Et aussi celles où après t'avoir traîné au Bon marché, parce-que c'est sublime et que c'est là que vont les vrais Parisiens, nous allions traîner et nous faire dorer la pilule au Jardin du Luxembourg.
Une fois même, un garde-champêtre m'a sifflée dans ce jardin parce-que je pédalais sur mon vélib.
Cela m'avait semblé incroyable, un garde-champêtre à Paris,
On a eu notre période vélib, on ne voulait plus prendre le métro, on faisait tout Paris en vélib, tu avais tellement ri lorsque j'avais mis du cambouis sur mon superbe manteau rouge tout neuf, et moi j'avais envie de
Nous allions ce jour là chez Lush, qui n'existait qu'à Paris à cette époque. Nous nous achetions des tas de trucs qui sentaient le bonbon, la vanille, le miel, on sentait l'odeur du magasin dès le début de la rue de Buci, tu te rappelles?
On s'était faites arrêter par la Police parce-qu'on avait brulé un feu rouge, on se sentait indestructibles et tellement importantes d'être profs en ZEP qu'on leur avait dit: "allez soyez sympas, ne nous mettez pas de prune, on fait presque le même boulot que vous", et c'était tellement vrai...
Nous n'en parlions pas souvent à la coloc de notre boulot, on voulait rire et se décontracter.
Et pourtant, bizarrement lorsque je repense à tous ces gamins qui avaient tant besoin de nous, je souris, je ris même, je suis parfois soulagée mais parfois nostalgique de me dire que plus jamais je ne revivrai tout ça.
Dans ta vie, tu le sais bien, lorsqu'il y a des très bas, il y a les très hauts qui vont avec.
Je ne sais pas si je préfère les montagnes russes ou la stabilité, c'est dingue cette réflexion, tu vois, on en sort pas indemne finalement!
Les gens disent, oui, ces petits jeunes qu'on envoie dans les cités, c'est pas juste, ils sont pas prêts.
C'est pas faux mais justement, on a plein d’idéaux , on a l'envie d'enseigner qui nous dévore, et surtout d'apprendre.
Et puis il y a les collègues avec qui nous vivions cette aventure, Ludo, Guillaume, Polo, Elo, Elise, Stéphanie, Caroline, Astrid, Nathalie, Rachid, Elsa, Marie, Xavier... Tant de personnes exceptionnelles qui ont et avec qui nous avons grandi...Puis ce matin de Septembre 2009 dans le 133, un regard, trois mots et une évidence... Jojo.
Et puis, nous sommes quand même restées moins longtemps que certains.
Quoiqu'il en soit, je peux te dire que le fait de vivre à Paris m'a transmis la patience, l'hyperactivité, et la tolérance.
Lorsque je vivais là haut, j'avais soif de tout, d'aller au musée de la paléontologie au Jardin des Plantes, je voulais boire des mojitos à la fraise au bar Les Pietons rue de Lombard.
Je voulais manger un panini de chez le traiteur italien rue de Bucci, ou même une galette libanaise dans cette rue à côté de Beaubourg et la déguster sur le parvis de centre culturel si atypique.
Tu as remarqué comme lorsqu'on vit ailleurs, on retient tellement mieux le nom des rues.
Je pourrais continuer des heures, te parler des cerises que j'achetais rue de Montorgueil lorsque j'étais enceinte, ou même du restau de sushis rue de la verrerie.
Il y avait dans le marais ce mec qui avait un appart rue des Blancs manteaux et surtout les falafels rue des Rosiers dont j'avais fait tomber la moitié des boulettes rue de Rivoli.
Il y avait aussi le théâtre, et les petits spectacles, et le concert de Manu Chao à Bercy, tellement long, qu'on avait failli rater le dernier métro!
On a découvert qu'on était bien plus citadines qu'on ne le pensait.
On a appris qu'il fallait éviter le regard des gens dans les transports, puis quand nous rentrions au petit matin, on oubliait tous nos réflexes, on riait, on parlait fort, on revenait le plus souvent du Pousse au Crime, notre QG à Saint Germains de Près. On ne se souvenait pas toujours de notre soirée mais on savait qu'on s'était éclatées, donc on y retournait encore et encore.
Et quand Djalil, l'épicier arabe nous voyait rentrer si tard, il boudait le reste de la semaine, ça ne lui plaisait pas!
Les gens te diront que Paris ça pue, parfois c'est vrai que dans le métro c'est pas génial, mais dehors, ça sent la diversité, ça sent l'effervescence, l'excitation, c'est fou, c'est dingue, c'est chic, c'est glauque, c'est beau, c'est rare, à Paris, tu passes de tout à rien, du rire aux larmes, du chagrin à l'espoir, tu ne peux pas y être indifférent et c'est cela qui me fascine.
On dira ce qu'on voudra, mais Paris a fait de moi ce que je suis, je me nourris et je me nourrirai toujours des différences des autres, de leurs richesses.
Paris m'a donné le sens pratique de tout de rien, elle m'a faite femme et rien que pour ça, je ne la remercierai jamais assez.
Il y a une chanson à ce propos qui retranscrit pas trop mal l'esprit de cette folle épopée, écoute là, tu vas voir, elle est mignonne.. Et puis si tu veux, j'ai gardé mon plan bleu si t'as besoin!
samedi 7 juin 2014
Mes petites commandes
Un truc un peu fou m'est arrivé...
J'ai eu mes premières commandes, et ce grâce au blog, et sans vouloir tomber dans le sentimentalisme marshmallow, je dois avouer que j'ai été touchée et flattée.
Ma première commande s'est avérée provenir d'Allemagne, de la part de Charline.
Charline c'était ma copine d'athlétisme quand j'avais 16 ans, elle était super forte au cross et 1500m et super belle, et puis j'ai déménagé alors on s'est perdues de vue, mais grâce à Facebook, on a pu reprendre contact.
Du coup, lorsqu'elle m'a commandé des petits chaussons Marie Léo pour sa petite Pénélope, ça m'a vraiment mise en joie! Je te raconte pas l'émotion à la poste au moment d'envoyer le paquet, j'ai limite failli l'assurer, et je n'ai pas pu m'empêcher de placer, euh oui, ça a de la valeur, c'est moi qui l'ai cousu!
Mon père fait tout le temps ça, c'est à dire qu'il rajoute toujours une petite phrase pour raconter sa vie à n'importe-qui, je râle, mais au final, je fais pareil!
Comme le matin de mon mariage où je vais acheter du pain et des chocolatines à la boulangerie, et qu'au moment où le boulanger me souhaite une bonne journée, je lui disbien évidemment d'un air entendu: "oh oui, elle va être bonne, je me marie"... Non mais quelle imbécile heureuse!
En deuxième commande, c'est Pauline qui l'a passée. Et là, je peux te dire que pour moi c'est la consécration!
Pauline, c'était ma copine au collège. Pour te la décrire, à la rentrée de 6ème, Pauline portait un jean Chipie, une montre Swatch et des Palladium, et elle avait les cheveux longs blonds avec un tresse de coton perlé comme ça se faisait en 1992 et elle était toute bronzée.
Et moi, j'avais une frange de playmobil et sans doute une jupe culotte en velours et des collants en laine. La honte...
Ma mère était sympa face à mes jérémiades permanentes et mon mal-être pré-pubertaire constant, elle m'avait ensuite acheté un jean Lee, des Kickers et le même pull que celui que portait Hélène dans Hélène et les Garçons. Je ne me sentais plus avec ce gilet sur le dos!
Bref, je m'égare! Quand je te parle de consécration, c'est parce-que Pauline, c'était la star du collège, elle était trop fashion, alors qu'elle me demande de confectionner des choses pour sa petite Louise, quel bonheur!
Pauline avait envie d'un petit cardigan douillet et d'un legging, ainsi que d'une blouse et d'une petite paire de chaussons Marie Eloise. Nous nous sommes mises d'accord sur les couleurs dont elle avait envie, et après feu, la guerre!
Le seul bémol, c'est que je lui avais donné un délai de deux semaines, oubliant simplement que je partais en classe verte. Le délai n'était donc plus que d'une semaine, mais ça c'était mon problème.
De ce fait, tu ne verras qu'un petit teasing de tout cela car j'étais tellement juste que je n'ai pas eu le temps de faire de photos.
Le cardigan a été réalisé en molleton framboise de France Duval Stalla pour l’extérieur et en Liberty Betsy Porcelaine. J'ai modifié le patron afin d'avoir de jolis ourletsque tu ne verra pas sur les manches, et surtout pas de biais qui gratte sur l'encolure.
J'ai aussi réalisé un joli petit pantalon en jersey matelassé orageux.
Puis pour la tunique, j'ai littéralement dessiné le patron, avec des petits manches trois quarts. Elle est en Liberty Capel Sorbet, tu sais le superbe corail! J'y ai mis du passepoil glitter argent ainsi que des petits fronces pour donner de l'ampleur au vêtement.
A priori, j'ai fait une petite bêtise, je n'ai pas cousu mon étiquette Tarzan La Banane sur tous les articles, j'avais peur que ça gène ou gratte la petite Louise.
Mais après étude du cas, j'aurais du étiqueté chaque article, c'est la loi, et Pauline est avocate alors pas d'entourloupe!
Promis, je le ferai toujours maintenant!
Et puis, ensuite, ça a été l'engrenage, j'ai eu pas moins de 8 commandes de paires de chaussons, des Apple Stars, Des Star Dots, des Marie Betsy, Des Pocahontos, et deux nouveaux petits modèles.
Voici les petits nouveaux: Les noms sont encore absolument incroyablesridicules
Et grâce à vos commandes, je vais pouvoir m'acheter des chaussures de Trail.
Les voici tadam!
Si tu ne sais pas ce que c'est, je vais te l'expliquer, et encore une fois, tu vas te dire que je suis franchement frappadingue.
Le trail en l'occurence au Pays Basque, consiste à monter un sommet (un col) en marchant très vite et à le redescendre en courant. Et souvent, il y a soit de la boue, soit de gros cailloux, alors il faut des chaussures spécifiques qui coutent un bras. Mais rien n'est trop beau pour ma38ème nouvelle passion.
Qui a dit que j'étais hyper-active? En tous les cas, je n'ai qu'une hâte, les chausser dès demain pour mon entraînement. Elles sont super confortables, et j'espère bien qu'elles et moi, nous vivrons des tas d'aventures montagnardes.
Donc, je me dois d'être reconnaissante, grâce à toi, et tes achats, j'ai pu m'offrir cette paire haut de gamme, qui va sans doute me permettre de me sculpter des jambes de rêves...
Je te remercie de ta confiance, c'est flatteur et tellement encourageant.
Pour finir, j'ai eu une commande un peu spéciale.
Il faut savoir que souvent, je me fais facilement berner, c'est pour cela qu'il y a dans ma jeunesse, quelques garçons qui m'ont fait marcher sur la tête, mais alors comme celui dont je vais vous parler jamais!
Ce fifrelin voulait des chaussons en cuir, un poil jaloux de toutes ces paires défilant sous ses yeux sans qu'il n'y en ait une qui ne lui soit destinée.
Je lui ai donc proposé de lui réaliser les cosmic blue, les armaggedon, sans succès hélas.
Monsieur voulait des voitures. J'étais pas forcément pour, déjà par flemme de réaliser les motifs et parce-que comme dirait Rodolphe mon fleuriste du mariage: "Less is more".
On est d'accord non?
Puis, j'ai évidemment cédé puisqu'il me fait faire tout et n'importe-quoi cet affreux!
Tant qu'il ne me quémande pas une casquette Spiderman ou un t-shirt Cars, l'honneur est sauf...
Je sais bien que malheureusement ce jour arrivera et je ne crois pas que je cèderai...quoique
Tu as du remarquer comme on a des idéaux lorsque l'on est enceinte..Oui mon enfant n'aura que des jouets en bois, il ne mangera que des légumes bio, je lui ferai faire des activités manuelles tous les mercredis après-midi. Et au final, tu finis par lui acheter des jouets en plastique fluo parce-qu'il adore ça, il mange des nuggets et des pom'potes car tu en as ras la casquette que les repas se terminent en pugilat et pour finir les activités manuelles, eh bien il les réalise sur l'ipad...
Bref, Voici les chaussons terminés:
Et puis finalement, au sourire qu'il a fait lorsque je lui ai donné la paire, ça valait bien la peine de se fouler un peu plus sur les motifs!
Je te souhaite un bon weekend, ma lectrice! bisous bisous!
J'ai eu mes premières commandes, et ce grâce au blog, et sans vouloir tomber dans le sentimentalisme marshmallow, je dois avouer que j'ai été touchée et flattée.
Ma première commande s'est avérée provenir d'Allemagne, de la part de Charline.
Charline c'était ma copine d'athlétisme quand j'avais 16 ans, elle était super forte au cross et 1500m et super belle, et puis j'ai déménagé alors on s'est perdues de vue, mais grâce à Facebook, on a pu reprendre contact.
Du coup, lorsqu'elle m'a commandé des petits chaussons Marie Léo pour sa petite Pénélope, ça m'a vraiment mise en joie! Je te raconte pas l'émotion à la poste au moment d'envoyer le paquet, j'ai limite failli l'assurer, et je n'ai pas pu m'empêcher de placer, euh oui, ça a de la valeur, c'est moi qui l'ai cousu!
Mon père fait tout le temps ça, c'est à dire qu'il rajoute toujours une petite phrase pour raconter sa vie à n'importe-qui, je râle, mais au final, je fais pareil!
Comme le matin de mon mariage où je vais acheter du pain et des chocolatines à la boulangerie, et qu'au moment où le boulanger me souhaite une bonne journée, je lui dis
En deuxième commande, c'est Pauline qui l'a passée. Et là, je peux te dire que pour moi c'est la consécration!
Pauline, c'était ma copine au collège. Pour te la décrire, à la rentrée de 6ème, Pauline portait un jean Chipie, une montre Swatch et des Palladium, et elle avait les cheveux longs blonds avec un tresse de coton perlé comme ça se faisait en 1992 et elle était toute bronzée.
Et moi, j'avais une frange de playmobil et sans doute une jupe culotte en velours et des collants en laine. La honte...
Ma mère était sympa face à mes jérémiades permanentes et mon mal-être pré-pubertaire constant, elle m'avait ensuite acheté un jean Lee, des Kickers et le même pull que celui que portait Hélène dans Hélène et les Garçons. Je ne me sentais plus avec ce gilet sur le dos!
Bref, je m'égare! Quand je te parle de consécration, c'est parce-que Pauline, c'était la star du collège, elle était trop fashion, alors qu'elle me demande de confectionner des choses pour sa petite Louise, quel bonheur!
Pauline avait envie d'un petit cardigan douillet et d'un legging, ainsi que d'une blouse et d'une petite paire de chaussons Marie Eloise. Nous nous sommes mises d'accord sur les couleurs dont elle avait envie, et après feu, la guerre!
Le seul bémol, c'est que je lui avais donné un délai de deux semaines, oubliant simplement que je partais en classe verte. Le délai n'était donc plus que d'une semaine, mais ça c'était mon problème.
De ce fait, tu ne verras qu'un petit teasing de tout cela car j'étais tellement juste que je n'ai pas eu le temps de faire de photos.
Le cardigan a été réalisé en molleton framboise de France Duval Stalla pour l’extérieur et en Liberty Betsy Porcelaine. J'ai modifié le patron afin d'avoir de jolis ourlets
J'ai aussi réalisé un joli petit pantalon en jersey matelassé orageux.
Puis pour la tunique, j'ai littéralement dessiné le patron, avec des petits manches trois quarts. Elle est en Liberty Capel Sorbet, tu sais le superbe corail! J'y ai mis du passepoil glitter argent ainsi que des petits fronces pour donner de l'ampleur au vêtement.
A priori, j'ai fait une petite bêtise, je n'ai pas cousu mon étiquette Tarzan La Banane sur tous les articles, j'avais peur que ça gène ou gratte la petite Louise.
Mais après étude du cas, j'aurais du étiqueté chaque article, c'est la loi, et Pauline est avocate alors pas d'entourloupe!
Promis, je le ferai toujours maintenant!
Et puis, ensuite, ça a été l'engrenage, j'ai eu pas moins de 8 commandes de paires de chaussons, des Apple Stars, Des Star Dots, des Marie Betsy, Des Pocahontos, et deux nouveaux petits modèles.
Voici les petits nouveaux: Les noms sont encore absolument incroyables
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| Les Poudre de Perlinpinpin Pour France et deux autres petites filles |
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| Les Cosmic Blue pour Paco qui a le même pied que son père, large! |
Et grâce à vos commandes, je vais pouvoir m'acheter des chaussures de Trail.
Les voici tadam!
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| Les Salomon XA PRO 3D |
Si tu ne sais pas ce que c'est, je vais te l'expliquer, et encore une fois, tu vas te dire que je suis franchement frappadingue.
Le trail en l'occurence au Pays Basque, consiste à monter un sommet (un col) en marchant très vite et à le redescendre en courant. Et souvent, il y a soit de la boue, soit de gros cailloux, alors il faut des chaussures spécifiques qui coutent un bras. Mais rien n'est trop beau pour ma
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| Voici donc ma nouvelle lubie, faire l'Hirukasko (2 sommets sur 3 suffiront sans doute) |
Qui a dit que j'étais hyper-active? En tous les cas, je n'ai qu'une hâte, les chausser dès demain pour mon entraînement. Elles sont super confortables, et j'espère bien qu'elles et moi, nous vivrons des tas d'aventures montagnardes.
Donc, je me dois d'être reconnaissante, grâce à toi, et tes achats, j'ai pu m'offrir cette paire haut de gamme, qui va sans doute me permettre de me sculpter des jambes de rêves...
Je te remercie de ta confiance, c'est flatteur et tellement encourageant.
Pour finir, j'ai eu une commande un peu spéciale.
Il faut savoir que souvent, je me fais facilement berner, c'est pour cela qu'il y a dans ma jeunesse, quelques garçons qui m'ont fait marcher sur la tête, mais alors comme celui dont je vais vous parler jamais!
Ce fifrelin voulait des chaussons en cuir, un poil jaloux de toutes ces paires défilant sous ses yeux sans qu'il n'y en ait une qui ne lui soit destinée.
Je lui ai donc proposé de lui réaliser les cosmic blue, les armaggedon, sans succès hélas.
Monsieur voulait des voitures. J'étais pas forcément pour, déjà par flemme de réaliser les motifs et parce-que comme dirait Rodolphe mon fleuriste du mariage: "Less is more".
On est d'accord non?
Puis, j'ai évidemment cédé puisqu'il me fait faire tout et n'importe-quoi cet affreux!
Tant qu'il ne me quémande pas une casquette Spiderman ou un t-shirt Cars, l'honneur est sauf...
Je sais bien que malheureusement ce jour arrivera et je ne crois pas que je cèderai..
Tu as du remarquer comme on a des idéaux lorsque l'on est enceinte..Oui mon enfant n'aura que des jouets en bois, il ne mangera que des légumes bio, je lui ferai faire des activités manuelles tous les mercredis après-midi. Et au final, tu finis par lui acheter des jouets en plastique fluo parce-qu'il adore ça, il mange des nuggets et des pom'potes car tu en as ras la casquette que les repas se terminent en pugilat et pour finir les activités manuelles, eh bien il les réalise sur l'ipad...
Bref, Voici les chaussons terminés:
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| Les chaussons Autonekito |
Et puis finalement, au sourire qu'il a fait lorsque je lui ai donné la paire, ça valait bien la peine de se fouler un peu plus sur les motifs!
Je te souhaite un bon weekend, ma lectrice! bisous bisous!



































